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SOCIÉTÉ  D’ÉTUDES  HISTORIQUES  DU  CANTON  DE  SAINT-GAULTIER

Voyage en Périgord : Hautefort et Lascaux

     Le jeudi 7 juin 2018, ce sont plus d’une quarantaine de personnes qui ont participé au voyage annuel organisé par la Société d’Études Historiques et qui nous a menés pour la seconde fois en Périgord. Au programme, la visite de Hautefort, le matin, et celle de Lascaux IV, l’après-midi.    

Le château de Hautefort - Cliché Guy Delétang

C’est vers 10 h 00 que nous arrivons à Hautefort, au nord-est de la Dordogne et à la charnière du Limousin et de l’Aquitaine, l’un des plus prestigieux châteaux du Sud-ouest. C’est une ancienne forteresse mêlant des défenses médiévales et un corps de logis classique édifié de 1630 à 1670.

     Un guide nous attend et va tout au long de notre déambulation dans le château nous conter son histoire tant architecturale qu’événementielle.   

La visite se poursuit sur la terrasse - Cliché Guy Delétang

Le nom de Hautefort apparaît avant l’an 1000. Au XIe siècle, l’existence d’une forteresse féodale est avérée. Les premiers propriétaires connus  du lieu sont les de Latours dont l’un d’entre eux, Gouffier de Latours fut l’un des premiers à entrer dans Jérusalem avec Godefroy de Bouillon en 1099.

     A la fin du XIIe siècle, par mariage, Hautefort va passer à la maison de Born dont deux frères, Constantin et Bertran,  vont se disputer sa propriété et se placer de part et d’autre dans le conflit qui oppose Richard Cœur de Lion à son frère aîné Henri Court Mantel.

    La continuité familiale va ensuite être assurée par les femmes. Hautefort va dépendre des  Faye, des  Cosnac puis des Gontaut qui vont prendre nom et armes de Hautefort au début du XVe siècle. C’est au cours du XVIIe siècle que  le grand logis central, flanqué de deux pavillons, est aménagé ainsi que les deux ailes et qu’une galerie surmontée d’étages est accolée aux sud des bâtiments existants.

   

Le groupe poursuit sa visite - En arrière-plan : l'aile de la chapelle - Cliché Guy Delétang

  À la révolution, le château va devenir prison et sera pillé. Le vicomte et la vicomtesse de Hautefort sont guillotinés. Seul leur fils aîné réussira à fuir. Sa fille épousera le baron de Damas en 1818, fidèle de Louis XVIII et Charles X.

     En 1890, Hautefort est vendu à M. Artigues, ingénieur, qui en fait un lieu de fêtes et de théâtre. En 1913 tout est dispersé : le château, le mobilier et les terres sont vendus séparément.

     Après avoir été abandonné, c’est en 1929 que le château de Hautefort est racheté par le baron et la baronne de Bastard qui vont le faire entièrement restaurer. Après le décès de son mari en 1957, la baronne va continuer la restauration. Le 30 et 31 août 1968, un violent incendie détruit le château à l’exception des deux ailes. Sa propriétaire, avec l’aide d’un  comité national de soutien, décide de tout reconstruire.

   

Vue sur les jardins - Cliché Guy Delétang

Cinquante ans plus tard c’est un majestueux édifice, admirablement meublé de pièces du XVIIe et XVIIIe siècles et entouré de remarquables jardins à la française, qui s’offre aux visiteurs.

Tapisseries et meubles du XVIIe et XVIIIe - - Cliché Guy Delétang

  

Lit à baldaquin - Cliché Guy Delétang

Peu avant midi, nous quittons Hautefort pour nous diriger vers Montignac où nous déjeunons.

  L’après-midi est consacré à la visite du Centre international de l’art pariétal, plus communément appelé Lascaux IV, situé dans la vallée de la Vézère, à Montignac, au pied de la colline de Lascaux.  

L'entrée de Lascaux IV - Cliché Guy Delétang

Munis de casques et de tablettes numériques, nous suivons notre guide qui nous conduit  sur un belvédère au sommet de cette structure muséographique très contemporaine, constituée de béton et de verre. Là, nous découvrons le paysage environnant et en particulier la colline de Lascaux où, à environ 800 mètres, se trouve la grotte découverte le 12 septembre 1940 par quatre adolescents de Montignac.

  

Equipés d'un casque et d'une tablette, prêts à entrer dans le saint des saints - Cliché Guy Delétang

Nous pénétrons ensuite dans « l’abri » où sont projetées des images représentant une reconstitution du paysage de cette partie de la vallée de la Vézère au cours de la préhistoire, il y a 18000 ans environ, à l’époque où la grotte de Lascaux a été peinte, avec ses animaux comme les rennes ou les antilopes saïga.  

Puis, après avoir cheminé  dans un couloir extérieur où une mise en scène audio nous a permis d’entendre des voix de jeunes reprenant celles  des découvreurs du site ainsi que les aboiements du chien qui les accompagnait, nous pénétrons dans le fac-similé de la caverne. Là, sur les parois d'une longueur de  250 à 300 mètres, sont reproduits au millimètre près la quasi-totalité des peintures et des gravures de l’homme de Cro-Magnon ainsi que le cône d’éboulis par lequel les quatre jeunes sont jadis entrés.

Cliquez pour agrandir les images ci-dessus et les visionner en diaporama.Cliquez pour agrandir les images ci-dessus et les visionner en diaporama.
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Ainsi nous découvrons sur les parois de plusieurs salles et passages d’abord une licorne, puis successivement des chevaux, des taureaux, des cerfs, des bisons, des vaches, représentés seuls ou en troupeaux, parfois superposés, et aussi des signes mystérieux comme « le blason de Lascaux ».

   La visite guidée terminée, nous nous rendons dans « l’atelier » où sont présentés des morceaux du fac- similé que nous pouvons approcher, voir et comprendre avec plus de précision en nous servant éventuellement de la tablette numérique.

L'atelier ou chacun suit son parcours multimédia - Cliché Guy Delétang

  

Vidéos et commentaires audios complètent l'information - Cliché Guy Delétang

Nous regardons ensuite une mise en scène théâtralisée  de l’histoire de l’archéologie préhistorique où apparaissent ces deux grandes figures que sont l’abbé Breuil et André Leroi-Gourhan, puis un film en 3D et une exposition juxtaposant peintures rupestres et peintures contemporaines montrant les relations entre ces deux arts.

  Et c’est là que se  termine notre immersion de près de trois heures dans la préhistoire qui nous a permis de découvrir des images de ce lieu de la vallée de la Vézère, riche d’autres sites préhistoriques, et qui est maintenant classée au Patrimoine mondial de l’humanité.

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